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Le Grand Héron prend son envol

Le Grand Héron sera la pièce maitresse de l’Arbre aux Hérons qui verra le jour dans quelques années à Nantes. Le couple d’échassiers niche à la cime de l’Arbre sur des plateformes situées à 35 m de hauteur. Le plus grand des Héron est porté par un bras de manutention spécifique qui assure le mouvement d’ensemble. Il s’envole régulièrement embarquant 18 passagers pour un vol circulaire à 40 mètres de haut, d’environ 4 minutes, avec une vue imprenable sur la ville en transformation et la Loire. Lorsqu’il décolle ses ailes se déploient sur une envergure de 16 mètres couvrant les passagers à bord des nacelles. Un pilote installé dans une nacelle manipule la tête de l’oiseau lui conférant vie et expression.

Les contraintes techniques sont importantes sur ce projet, à commencer par le nombre et la complexité des mouvements du Héron. Le cou, la tête, les yeux, le déploiement des ailes, chaque élément de la machine reproduit les attitudes du Héron en vol pour recréer un battement d’aile naturel. Au cœur de la démarche
artistique de la compagnie La Machine, le mouvement est interprété comme un langage, une source d’émotion. L’étape de la mise en mouvement constitue une étape clef de la construction.
En outre, la taille du Héron, l’altitude à laquelle il sera placé et les intempéries auxquelles il sera exposé notamment une forte exposition au vent, constituent également de fortes contraintes. Les matériaux et les conceptions sont pensés en conséquence. L’ensemble doit pouvoir subir des vents allant jusqu’à 26m/s (soit 95km/h). Il est cependant apparu en cours des études qu’il était impossible de valider les calculs de descente de charge
de la structure de l’Arbre donc de sa solidité et de sa sécurité sans connaitre les réactions de cette structure mécano-soudé au vol circulaire d’un héron de 30 tonnes avec son bras et son contrepoids. Il a donc été nécessaire de construire ce Héron, puis de le faire voler au niveau du sol.

Depuis l’été 2021, le Héron a été testé à vue sur le parc des chantiers, à côté des Nefs de l’Ile de Nantes. Les constructeurs ont ainsi pu procéder à la mise en mouvement du Héron et de son bras porteur. Ces tests à vues ont permis d’enregistrer les données de ce vol, de valider les calculs et de définir les conditions d’exploitations.